Des projets bien étudiés ? :
Pour qu’il ne nous soit pas reproché d’être opposés au développement et à l’amélioration de notre village, ce que nous pointons ici, est la méthode utilisée pour élaborer les projets où, la cohérence, la vision globale et le montage financier sont pour le moins étonnants.
Exemple 1 l’église :
La séance de janvier 2015 nous renseigne sur un prévisionnel de travaux de 245 000 €, accompagné du projet de financement suivant :
Etat : 91184 € (Lataste) cette somme semble acquise
DETR (Dotation d’équipement des territoires ruraux) : 44097 €
Conseil général : 49000 €
Commune : 60719 € autofinancement
La communauté des communes est absente de ce montage, et nous apprendrons que le Conseil Départemental ne participera pas, car le montage financier était mal présenté. Autrement dit, on a mis la charrue avant les bœufs. Il fallait monter la consultation dans l’ordre suivant : communauté des communes, Conseil départemental, et enfin Etat. Dossier un peu léger, avec perte de moyens à la clé.
En réalité, montant des travaux : 199 251 € (prévu 245 000)
Financement : 91184 Etat + 44619 DETR + 10000 Fondation Agir du Crédit Agricole + 53448 Commune = 199251
Il est prévu également une recette de la fondation du patrimoine qui n’apparait pas dans le prévisionnel. Pourquoi, alors que le compte y est déjà ? (calcul incohérent) Or cette fondation espère recueillir 15 000 €.
Petite précision : le Conseil Départemental ne pouvait financer la première tranche de l’église, car le Maire possédait déjà plus de 60 % du budget et le Conseil Départemental avait précédemment pris en charge les travaux de l’école primaire dans l’urgence (principe d’équité entre les communes du canton). D’autre part, le maire qui sollicite une subvention se doit d’attendre la notification écrite avant d’engager les travaux. A Lanouaille au diable les règles de base, si on n’a pas la subvention, on empruntera !...
Exemple 2 l’église ( suite) :
On nous parle de l’opportunité de faire des travaux supplémentaires pour l’église, sonorisation, chœur, vitraux, sol, éclairage, tableau, chemin de croix pour un montant total de 27598 €.
Outre le fait que cette découverte n’est pas une nouveauté, pourquoi ne pas avoir anticipé, pour faire un dossier global, pour une église entièrement rénovée ? A remarquer, écrit sur la même page : « nous sollicitons le conseil départemental pour 10 000 € et le sénateur pour 5000 € », et une ligne plus bas « nous adoptons le plan de financement suivant : Conseil départemental 10 000 €, sénateur 5000 €, commune 12598 € » Bon, faut pas se gêner, ils sont d’accord au moins !!!
Exemple 3 chauffage salle des sport :
En juin 2015, décision est prise de raccorder la salle des sport au réseau de chauffage bois, pour un montant de 34276 €, ce qui est nécessaire et normal. Alors pourquoi ne pas l’avoir fait au moment du raccordement primitif de la chaufferie bois avec les autres utilisateurs ? Tout simplement parce que notre Maire s’y était fortement opposé. Information recueillie auprès d’un conseiller municipal qui nous informe qu’à l’époque ça aurait couté moins cher, c’est évident. Nous ne comprenons pas !
Compte tenu de la dureté de nos critiques, nous avons interrogé des autorités, dans les différents domaines et nous avons été rassurés sur la pertinence de nos observations. Nos sources proviennent des comptes rendus du Conseil municipal.
Et en plus, pour ne pas vous fatiguer, nous ne nous étendront pas sur la fresque du château d’eau : le financement a coûté 6000 € à la commune!!...
Ils empruntent, on s’endette et nous payerons !
Nous avons épluché les emprunts de 2016, et n’oublions jamais qu’emprunter, c’est aussi rembourser. D’ailleurs les intérêts d’emprunts nous ont couté 18 880 € en 2015, sur un budget global d’environ 900 000 €. Une somme non négligeable, qui aurait financé des travaux…
Alors les détails des emprunts :
Janvier 2016 :
Pour l’église 80 000 € sur 24 mois, au taux de 1,35 % avec frais de dossier 150 € au Crédit Agricole.
Mars 2016
Pour la Trésorerie, un emprunt immédiat appelé Euribor moyen 3mois : 150 000 € avec une commission de 450 € au Crédit Agricole. Quand t’as dit Euribor moyen, avec la bouche en cul de poule, ça fait savant, mais ça ne parle pas de ce qui est fondamental sur un emprunt, à savoir les taux d’intérêt… Nous notons au passage, qu’en 2015 l’emprunt trésorerie s’élevait à 100 000 €. Donc le panier est plus percé que l’année dernière.
Pour la chaufferie bois, toujours ce foutu Euribor pour 50 000 € avec une commission de 150 € toujours au Crédit Agricole. On nous dit que la chaufferie bois s’équilibre, mais on emprunte toujours autant.
Avril 2016 :
Sur le budget principal de la commune, on emprunte au Crédit Mutuel : 100 000 € sur 15 ans au taux de 1,4 %, frais de dossier 100 €.
Pour la halle des sports, emprunt au Crédit Mutuel : 21 000 € Sur 15 ans au taux de 1,4 % frais de dossier 100 €.
Nous nous inquiétons d’un encours d’emprunt de 400 000 € représentant 45 % du budget annuel de la commune dans une période de crise, où les dotations d’Etat ont diminué. Il est aussi inquiétant de voir des emprunts avec des durées de 15 ans sur des engagements budgétaires annuels ou des travaux qui n’excéderont pas deux ans. D’autre part, une vision plus globale de la politique financière aurait eu pour avantage immédiat de réduire les coûts liés aux frais de dossier et également d’encadrer sur la base des taux les plus bas. C’est inquiétant pour les années à venir, et surtout pour les futurs élus communaux, qui auront à gérer une commune dont la situation financière sera préoccupante. Si vous vous rappelez les recommandations de l’organisme Vigie citoyenne à Lanouaille en 2015 : « Augmenter les revenus hors dotation de fonctionnement et impôts ; réduire les dépenses courantes ; réduire si possible la dette y compris en cédant des actifs ». C’est exactement l’inverse qui a été fait et dans tous les domaines .Des esprits mal tournés pourraient croire à une politique de la terre brûlée !... Qui sait ? L’avenir nous le dira…
Et en plus, ils s’augmentent ! …
C’est habituel chez les grands patrons du CAC 40 et certains de nos élus, s’augmenter pendant que les revenus des salariés, employés, retraités, commerçants baissent, ou au mieux stagnent. Pour nous c’est normal, c’est la crise, pour eux c’est normal, ils le méritent et c’est le résultat d’une décision. Décision de qui ? D’eux-mêmes !
Dans le même temps, ils votent des augmentations d’impôts, certainement pour le bien commun… Quand on voit comment c’est géré, c’est dur à avaler !
L’augmentation de nos élus Lanouaillais est normale et mécanique … dixit. En effet, bien que les chiffres du recensement soient contestables, nous sommes passés de 966 habitants à un peu plus de 1000. Et là les indemnités des élus changent, ils passent de 31 % à 43 % ! Jackpot ! Un peu penaud quand même, le Conseil nous informe que le Maire se contentera de 39 % !...(4% de réduc du maxi), bel effort !... et ses adjoints de 12 % au lieu de 16,5 %...
Note de la rédaction: la tranche correspond à une population comprise entre 1000 habitants à 3499 !...
Quand nous entendrons parler de solidarité, écoutons bien celui qui en parle !
PS :
Dernièrement, une réflexion à mon endroit a fuité de radiotrottoir. Outre le fait que j’aurai préféré le face à face, ça m’a bien amusé et cela traduit un mode de pensée d’un autre temps.
« De quoi il se mêle, il n’est même pas de Lanouaille »
Il me semble que je suis Lanouaillais, depuis plus de dix ans, que j’y paie mes impôts, que j’utilise les services de la commune, que je fréquente les commerces locaux, et que j’aide les assos qui me sollicitent. Si je vous écoutais, je n’achèterai plus rien à Lanouaille, j’irai me faire soigner ailleurs et je ne rendrai plus service à personne. « Mais non, ne faites pas ça ! » Et oui, vous y perdriez. Alors, ce qui vous gène, c’est que je m’exprime, et à ce titre, je perds à vos yeux mon appartenance à ma ville. Par le passé, le Maire m’a indiqué qu’il faisait ce qu’il voulait dans sa commune. (Au moins il a eu le courage de me le dire en face) Ma réponse a été : « ta commune c’est aussi la mienne ! » Je crois que depuis il a regretté ses propos.
Si être Lanouaillais, c’est vivre replié sur soi, bravo à l’ouverture d’esprit et bonjour les consanguins ! J’aimerais connaître votre définition d’un vrai Lanouaillais, si possible en m’invitant à ce débat !
En attendant, comme vous, je ne suis pas né à Lanouaille, mais je crois que ce qui nous différencie, c’est le soutien inconditionnel au Maire. Moi au moins, j’explique pourquoi, et vous, vous pouvez nous expliquer ?...